Hypocondriaque, faut-il consulter un psychologue ?

Vos proches vous le rabâchent sans cesse, peut-être avec plus ou moins d’humeur… Oui, vous êtes hypocondriaque. Oui, vous avez l’impression ou même la certitude d’être atteint d’une maladie grave et d’être seul. e face au monde entier qui ne comprend pas vos symptômes. Pourtant, saviez-vous que l’hypocondrie trouve ses racines dans un mal-être qui, lui, n’est pas physique, mais bel et bien psychologique ? Dans cet article, nous faisons le point sur les origines de cette maladie anxiogène qui vous empêche de vivre, avant de vous proposer les solutions les plus adaptées pour s’en sortir. 

L’hypocondrie, un trouble à la fois physique et psychologique

Si la maladie est due à une surinterprétation de signes physiques, la souffrance mentale qui se cache derrière est, quant à elle, bien réelle et demande à être soulagée.

Les symptômes de l’hypocondrie

À la moindre douleur, aux moindres fourmillements, au moindre mal de crâne, c’est la panique. Vous ne pouvez pas vous en empêcher et vous imaginez déjà un vrai scénario catastrophe. Vous êtes malade, gravement malade. 

Résultat, votre propre anxiété peut même vous provoquer d’autres symptômes comme des vertiges, des difficultés à respirer ou encore des maux de ventre. C’est un véritable cercle vicieux. 

Pire, personne ne parvient à vous rassurer, ni vos proches, ni votre médecin et ni les résultats normaux des examens qu’il vous prescrit. 

Des origines psychologiques

Dans certaines situations, c’est pire : vous ne ressentez rien… Mais après tout, la plupart des tumeurs ne sont pas du tout douloureuses. La crise d’angoisse n’est pas loin.

Cette hypervigilance vis-à-vis de votre état de santé est certes handicapante, mais elle n’est pas anormale. Elle peut avoir plusieurs origines comme :

  • La peur de la mort ;
  • L’angoisse du vieillissement et de la dégradation physique et mentale ;
  • Une disparition brutale survenue récemment ou dans l’enfance ;
  • Le décès d’un proche suite à une longue maladie ;
  • La peur de l’abandon ;
  • Des parents surprotecteurs…

Toutes ces situations ont un dénominateur en commun : elles provoquent une anxiété très forte, un mal-être que vous ne parvenez pas à exprimer. Et comme vous n’arrivez pas l’extérioriser, vous le déplacez sur votre propre corps. Eh oui, impossible de refouler quoi que ce soit trop longtemps : notre inconscient va toujours chercher à s’en débarrasser, quelle que soit la manière !

Cette grande détresse est ainsi mise en avant par votre inconscient afin de recevoir de l’attention et de l’écoute. 

D’ailleurs, si vous y réfléchissez… Avez-vous déjà remarqué à quel point vos crises sont plus fortes dans des situations stressantes, des bouleversements dans votre quotidien ? Ce n’est pas un hasard : plus votre environnement est insécure, moins vous parvenez à gérer vos angoisses et plus ces dernières se rappellent à vous et à votre corps.

Heureusement, il est tout à fait possible de s’en sortir et de soigner l’hypocondrie durablement.

Les solutions pour venir à bout de l’hypocondrie

Faut-il absolument consulter un psychologue quand on est hypocondriaque ? Voilà une question que vous vous posez peut-être, surtout au vu de ce que vous avez lu précédemment. Eh bien, la réponse est « oui… mais pas que ! ». 

Se faire aider par un psychologue

Parce qu’elle permet de rechercher dans son passé la source de son trouble, la psychothérapie peut être d’une grande aide pour se sentir plus en confiance avec son corps. Mais cela peut aller plus loin.

En effet, les thérapies cognitives et comportementales peuvent également vous apprendre à canaliser vos angoisses liées à la mort et à la maladie, mais aussi à accepter que ces événements fassent partie de la vie. 

Bon à savoir : En cas d’hypocondrie sévère, n’hésitez pas à vous tourner vers l’EMDR. Prodiguée par un psychologue, un psychiatre ou un psychothérapeute agréé, cette technique de désensibilisation par les mouvements oculaires peut venir à bout de toutes les phobies, y compris de la vôtre.

Dans certains cas, votre médecin peut également vous prescrire un traitement médicamenteux à base d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques. Ceux-ci n’ont pas pour objectif de soigner votre hypocondrie elle-même. Ils n’auraient d’ailleurs pas d’effets durables sur votre maladie. En revanche, ils sont utiles pour calmer les crises de panique ou les crises d’angoisse liées à votre trouble.

Dans tous les cas, rappelez-vous une chose : acceptez que votre hypocondrie soit d’origine psychologique et non physique et vous aurez déjà fait la moitié du chemin !

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S’appuyer sur la puissance des médecines douces

Consulter un psychologue quand on est hypocondriaque est une excellente chose, mais vous pouvez faire plus pour vous en sortir, grâce notamment aux médecines douces. 

Pour rappel, ces dernières regroupent des médecines alternatives, loin de la médecine occidentale traditionnelle. Ces disciplines portent bien leur nom puisqu’elles sont douces pour le corps et n’ont pas d’effet secondaire. En revanche, elles sont redoutablement efficaces. Pourquoi ne pas en tester quelques-unes ?

La sophrologie 

La sophrologie est une technique de relaxation à la fois mentale et corporelle. Grâce à des exercices de respiration et de visualisation, vous pourrez apprendre à gérer votre stress et à le canaliser. Mais surtout, cette médecine douce peut vous aider à vous réapproprier votre corps et à l’écouter réellement, sans surinterpréter tout ce qu’il cherche à vous dire. Et ça, ce n’est pas rien pour un hypocondriaque ! 

La méditation

En tant qu’hypocondriaque, il y a fort à parier qu’une fois persuadé d’être malade, vous ne pouvez plus réfléchir à autre chose. Les pensées tournent en boucle et vous pouvez ruminer pendant des heures, des jours et des semaines. 

Toutes les activités demandant une grande concentration de l’esprit sont alors recommandées. Suivant vos goûts, vous pouvez dessiner, lire… et méditer ! En vous laissant guider par la voix du thérapeute, vous pourrez prendre du recul sur ces pensées qui vous obsèdent. Avec la pratique, les observer et choisir de vous en détourner deviendra de plus en plus facile. 

La naturopathie

Dormir suffisamment, manger varié et équilibré, se relaxer, se dépenser… Tout cela éloigne les crises. Pourquoi ne pas se tourner alors vers un praticien qui s’occupe de vous dans votre globalité ? Le naturopathe ne dissocie pas corps et esprit. Au contraire, il a une vision holistique et vous offre, par conséquent, un accompagnement sur mesure et complet. 

Au programme : phytothérapie et relaxation pour lutter contre l’anxiété, plan alimentaire pour apporter tous les bons nutriments à votre corps, activité physique douce pour prendre soin de soi…

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Le yoga

Pratiquer un sport est indispensable si vous souhaitez avoir une bonne hygiène de vie. Et cela est encore plus vrai pour les hypocondriaques. En effet, cela vous permet de vous réapproprier votre corps, de le contrôler par des mouvements lents et précis. 

En plus, il n’est pas rare de constater un profond soulagement, à la fois moral et physique, une fois la séance terminée. Et pour cause, les endorphines jouent leur rôle. Mais surtout, si vous étiez très malade, votre corps n’aurait jamais pu soutenir un tel effort. Et ça, c’est plutôt rassurant, n’est-ce pas ?

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Envie de passer à l’action et de dire adieu à l’hypocondrie qui vous gâche la vie ? Alors, rendez-vous sur ACCESS de Zen-people. Vous y trouverez des thérapeutes certifiés prêts à vous accompagner sur le chemin de la guérison. Psychologues, naturopathes, sophrologues… Ils sont tous disponibles 7 jours/7, de 6 heures à minuit.