Ado et Harcèlement | Mon Enfant est Victime : Que Faire ?

Ces faits divers font toujours froid dans le dos. Des adolescents qui n’en peuvent plus et vont jusqu’à se suicider. La raison de ce geste inconcevable ? Le harcèlement. 

Qu’il soit scolaire ou en ligne, le harcèlement fait du mal, même si toutes les victimes n’en meurent pas (et heureusement !). Aujourd’hui, les choses changent et la prévention est de mise. Les personnes responsables de nos chérubins sont bien plus sensibilisées qu’autrefois à cette forme si particulière et latente de violence. Et nous-mêmes, parents, pouvons trouver plus facilement du soutien et des solutions pour aider nos adolescents. Dans cet article, nous reviendrons sur le harcèlement scolaire, le cyber-harcèlement et leurs conséquences sur le mental de leurs victimes, avant de vous donner quelques conseils.

Qu’est-ce que le harcèlement scolaire et le cyber-harcèlement ?

Le harcèlement scolaire

Le harcèlement scolaire se caractérise par sa régularité, bien plus que par la gravité des actes. Insultes, humiliations, surnoms méchants, mises à l’écart, moqueries, bagarres, bousculades, vols, racket… Autant de violences qui, jour après jour, font le quotidien de l’adolescent victime à l’école, au collège ou au lycée.

Et quid du cyber-harcèlement ?

Aujourd’hui, le harcèlement scolaire va quasi systématiquement de pair avec un autre type de harcèlement : le cyber-harcèlement. Les violences ne sont plus seulement dans les cours de récré ou sur les bancs de l’école, mais trouvent aussi leur place sur les réseaux sociaux ou par SMS. La frontière qui séparait auparavant l’école de la vie privée quotidienne est révolue. Et les victimes ne se sentent plus nécessairement protégées une fois chez elles. 

Le cyber-harcèlement peut prendre de multiples formes :

  • Partage de photos ou de vidéos prises sans le consentement de l’ado ;
  • Usurpation d’identité ;
  • Humiliations, moqueries et insultes sur les réseaux sociaux ou par messagerie ;
  • Diffusion de rumeurs ;
  • Etc.

Attention toutefois à ne pas faire d’amalgame : les nouvelles technologies comme Internet, les réseaux sociaux ou les téléphones portables ne sont pas dangereux en soi. Elles permettent simplement de propager plus rapidement et à plus grande échelle des violences qui, auparavant, restaient cloisonnées dans certains cadres, comme l’école. Ajoutez à cela la désinhibition de groupe et le sentiment d’être intouchable, car anonyme et caché derrière un écran, et vous comprendrez pourquoi les harceleurs peuvent parfois être si virulents.

Ado et harcèlement : quelles sont les conséquences sur votre enfant ?

Inutile d’être alarmiste : le suicide reste une conséquence rarissime du harcèlement et du cyber-harcèlement. En revanche, cela ne veut pas dire qu’il faut prendre à la légère ce type de violence.  

Isolement, perte de confiance en soi, image et estime de soi en berne, décrochage scolaire, scarifications, manque d’appétit, baisse de moral… Le harcèlement fait mal et peut laisser des traces pendant de nombreuses années, y compris à l’âge adulte. 

Et pour cause, l’adolescence est une période clé du développement de votre enfant. C’est à ce moment-là que son estime et son image de soi se construisent, notamment par rapport au regard de ses pairs. Alors, comment grandir et se sentir bien dans sa peau quand on est constamment rabaissé, agressé, humilié ? Une seule solution : en tant qu’adulte, vous devez agir !

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Comment savoir si son adolescent est victime de harcèlement ou de cyber-harcèlement ?

Rares sont les adolescents qui acceptent d’eux-mêmes de se confier à leurs parents. Vous devrez donc faire attention à certains signes, notamment si votre ado adopte de nouveaux comportements :

  • il se renferme sur lui-même et s’isole de plus en plus ;
  • il ne semble plus prendre goût à ses activités préférées ;
  • il n’invite plus de copains à la maison ;
  • il a des réactions étranges ou inhabituelles en regardant son smartphone ;
  • il est très anxieux ou fatigué ;
  • il change brusquement d’humeur ou d’attitude ;
  • il se fait régulièrement mal (chutes, entorses, fractures…) et présente ces blessures comme des « accidents » ;
  • il se met en danger (alcool, drogue, voire conduite dangereuse pour les plus âgés…) ;
  • il se scarifie (automutilation)…

Dès lors que vous avez des inquiétudes, n’hésitez pas à en faire part à l’autre parent et prévoyez une discussion rassurante et bienveillante avec votre enfant. 

Que faut-il faire quand son ado est victime de harcèlement ?

Trouver de l’aide… et des solutions !

  1. En cas de cyber-harcèlement, commencez par signaler les posts, messages et contenus problématiques. Tous les réseaux sociaux proposent cette fonctionnalité, utilisez-la pour ne pas laisser ces violences impunies ! Vous pouvez également vous rendre sur la plateforme Pharos mise en place par l’État : https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Accueil!input.action
  2. Prenez rendez-vous avec le directeur ou la directrice de l’établissement scolaire de votre adolescent, y compris s’il s’agit de harcèlement en ligne. En effet, les violences commencent généralement dans le cadre scolaire avant de s’étendre sur le net. 
  3. Avant votre entretien, préparez vos « preuves » en notant précisément la nature des faits, les auteurs des violences, les dates et lieux. Faites également des captures d’écran des posts et commentaires problématiques sur les réseaux sociaux ;
  4. Lors de votre rendez-vous avec l’équipe éducative, gardez votre calme, expliquez le plus objectivement possible les faits et demandez quelles actions seront menées pour que la situation cesse ;
  5. Si le harcèlement est avéré, la direction de l’établissement scolaire mettra en place un plan d’action. Restez vigilant et veillez à sa bonne exécution. Si besoin, faites-vous soutenir par un délégué de parents d’élèves.

Enfin, si vous avez besoin de conseils, sachez qu’il existe un numéro spécial non surtaxé : le 3020. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 20 h et le samedi de 9 h à 18 h (sauf les jours fériés). 

Les 3 erreurs les plus fréquentes des parents

  1. Minimiser la situation. Même si cela peut vous faire penser à de simples querelles d’adolescents, vous devez prendre au sérieux les violences subies et vous positionner comme un soutien solide et digne de confiance pour votre enfant ;
  2. Tentez de gérer soi-même le problème. Vous ne ferez qu’aggraver la situation en intervenant vous-même. Vous devez faire appel aux bonnes personnes pour résoudre cette situation (l’équipe éducative, voire la police).
  3. Refuser une aide psychologique. Après avoir subi un harcèlement, qu’il soit scolaire ou en ligne, il est primordial de proposer un soutien psychologique (réalisé par un professionnel bien entendu) à votre enfant. 

Et vous, avez-vous déjà été confronté à ce type de violence si spécifique à notre époque ? Avez-vous trouvé une solution pour votre adolescent ?  

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